Puisqu'on parle de peinture, ce sera Théodore Géricault qui peindra le radeau de la méduse, dans environ 215 ans. Mais que seront ces pauvres naufragés, rampant sur des planches pourries, vêtus de restes de guenilles, accrochés au fol espoir d’un bateau si lointain ? Que seront ces survivants avec pour tout étendard quelques lambeaux encore accrochés au bout d’un mât de misère. Oui ! Que seront-ils à côté de l’intensité de ce tableau au titre évocateur : Equipage du Tartano Mare Irae lors de son arrivée
dans les Caraïbes, en février 1606, qui déjà, est exposé sous nos yeux
….. Voyez la solennité de l’instant ; voyez la fierté de cet équipage, certes en chaloupe, mais déjà aux aguets, comme cet homme armé sans doute d'un mousquet. Voyez le fier capitaine dominant la scène, le regard décidé, l’attitude volontaire.
Souhaitons que cette œuvre d’art ne finisse pas, comme tant d'autres, oubliée des hommes dans quelque cave poussiéreuse, perdue au milieu des barriques de grappa.